20 mai 2009
Poème
LE DORMEUR DU BAL
C'est un trou où perdure le chant d'la taulière
Reprochant follement aux clients leurs haillons
Souillés; où le soleil peut bien faire le fier,
Lui, mais ce petit bal ne souffre pas ses rayons.
Un gars jeune, bouche ouverte, tête tenue
A la nuque par des mains enflées et trop bleues,
Dort; étendu dans sa gerbe, moitié nu,
Pâle dans la lie même qu'il a bu un peu.
Les yeux dans les ailleurs, il dort. Respirant comme
Aboierait un chien malade, il fait en somme:
Une cure de liquides frais: il a chaud.
De la poudre à son nez comme un peu de farine;
Et sort de ses oreilles une coulure fine
qui brille. Bien fait, c'est ça de sniffer la chaux.
A ce qu'il parait un type a fait à peu près la même il y a quelque temps mais en moins bien, ça s'appellerait Le dormeur du val si je me souviens bien... Un certain Rainbow...
Glaviots
excellent :))
Merci :)
Poilant!
J'aurais jamais crus que quelqu'un puisse oser attaquer Raimbault... Ou s'interresse à lui.
Glavioter
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=378852&pid=13798116
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
Les Kikettes Enflammées